Cet arbuste de 2 à 4 mètres, souvent plus large que haut, de la famille des roses (rosacées) est originaire d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. Il a par le passé souvent été planté en haies, du fait de ses épines et de la densité de ses branches qui permettaient de faire obstacle au passage humain comme animal. On le rencontre donc dans les haies et les clairières de forêts légèrement humides. Il colonise les terrains abandonnés et de préférence calcaires.
Son tronc est souvent assez tortueux de couleur gris-brun, crevassé avec l’âge. Ses branches rigides et épineuses portent des feuilles ovales aux lobes très profonds et plus ou moins arrondis au sommet. Les fleurs blanches, voire rosâtres, à 5 pétales et aux étamines roses apparaissent en groupe au printemps, attirant de nombreux insectes. Leur odeur n’est pas des plus agréables lorsque les fleurs sont chauffées par le soleil, celle-ci est due à l’exhalaison de triméthylamine. Les fruits rouges, les cenelles, contiennent une ou deux graines dures, Les arbustes se croisent facilement entre eux (il en existe plus de cent espèces dans le monde) et il est difficile de les distinguer botaniquement parlant, mais on suppose que toutes les variétés disposent de vertus similaires.
L’aubépine, une plante à croissance lente, a la capacité de vivre jusqu’à 500 ans, voire plus, et certains spécimens sont même réputés millénaires. Ses fleurs et fruits attirent les mouches, les coléoptères et les oiseaux. Il est vivement recommandé de cultiver de l’aubépine dans votre jardin afin de profiter de sa beauté ainsi que des bienfaits qu’elle peut apporter à votre santé et à la biodiversité. De plus, cette plante n’est que très rarement parasitée, elle est facile à cultiver et ne nécessite pas de soins particuliers sur le plan écologique. Elle peut résister à des températures descendant jusqu’à -17°C.
Histoires et traditions
L’aubépine a toujours été une source inépuisable d’inspiration à travers les âges, et de nombreuses histoires et traditions témoignent de la richesse de cet arbuste. Pour cet article, j’ai puisé dans au moins 20 livres contenant une référence à cet extraordinaire symbole de force et de renouveau !
Version Histoire:
Les hommes de la Préhistoire appréciaient les fruits pour leurs vertus médicinales, une tradition reconnue depuis l’Antiquité. De nombreux noyaux ont été découverts à proximité de leurs habitations, témoignant de l’importance de ces fruits dans leur vie quotidienne.
Dioscoride préconisait un sirop qui luttait contre la vieillesse. Au Moyen-Age et plus tard, on le recommandait contre la goutte, la pleurésie, les hémorragies et les leucorrhées. la sage-femme de Marie de Médecis la donnait pour dissoudre les calculs urinaires. Avant de partir en croisade, le preux chevalier offrait à sa belle une branche ornée d’un ruban grenat, signe de son attachement et de sa fidélité.
En Angleterre au début du 19ème, l’arbuste fut implanté par de riches propriétaires afin de rendre difficile l’accès de leurs nombreuses terres aux paysans et autres indésirables.
Mais il fallut attendre la fin du XIX (1897) pour que son action cardiaque soit démontrée. Et elle devient dès lors très réputée pour ses vertus sédatives du système cardio-vasculaire.
Les fruits étaient appelés Poire du Seigneur en bas Valais ou poire d’oiseau, car ils attirent de nombreux oiseaux. Surnommée aussi bonnet de nuit, car l’aubépine invite au sommeil. mais également épine blanche, noble épine, senellier, bois de mai,…
Le bois de l’aubépine, dur comme du fer est recherché par les ébénistes, pour fabriquer des manches d’outils et par les marcheurs pour en faire leur bâton. Il a de plus été utilisé pour fabriquer les potences. Il a un grand pouvoir chauffant tout en produisant peu de cendres et a ainsi été bien utilisé par les boulangers.
Version traditions et légendes:
Arbre sacré chez les Celtes, les Grecs et les Romains, l’arbuste était emblème de santé, prospérité, force et protection, de guérison et de fertilité. Il est à l’origine de nombreuses légendes:
-Héra, femme de Zeus a conçu ses enfants en touchant ses fleurs. A Athènes, lors des repas de noces, chaque convive portait une branche d’aubépine, gage de bonheur et de prospérité des époux. Les Romains l’avaient dédiée à Maïa, mère d’Hermès, célébrée en mai, ses branches garnissaient la chambre des mariés ainsi que le berceau des bébés.
-Ce serait l’arbre du buisson ardent de Moïse, ses branches auraient composé la couronne du Christ.
-C’est l’arbre des fées, elles y résident fréquemment sous sa protection. Leur présence ne ferait aucun doute si 3 arbustes se sont regroupés pour former un rond, tout comme un arbuste isolé croissant près d’un ruisseau. On avait ainsi coutume d’y amener des offrandes au pied. Il était très dangereux de s’en approcher le 3 avril, le 11 mai, le 24 juin et le 1er et 11 novembre, les fées s’y réunissant en grands nombres et n’aimant pas être dérangées. Abattre de tels arbres étaient évidemment peu judicieux, on ne détruit pas les arbres des fées impunément.. De nombreux Irlandais s’opposent encore à la destruction d’aubépines visant à agrandir ou aménager des routes. Ainsi en 1999, un homme alerta la presse et mit en garde l’administration contre les fées qui chercheraient à se venger, après une vague de solidarité populaire, on promit de l’épargner..
-L’aubépine était l’arbre sacré de la fête celtique de Beltaine (1er mai). On faisait de grands feux qui faisaient objet de concurrence dans les villages, à qui ferait le feu le plus haut! On y dansait autour et à l’issue de la fête, chacun partait avec une branche qu’il fixait sur sa porte. Ce n’est qu’après que commençait la saison des mariages, car on ne se mariait jamais entre Samain et Beltan. Selon le calendrier celte, établi sur 13 lunes, la lune de l’aubépine a lieu du 13 mai au 8 juin. Il est le 6ème arbre de l’alphabet druidique et correspond à la lettre H ou Uath, mais ce fait n’est pas certain. L’aubépine est associée au temps, ainsi qu’à la chasteté et à la pureté. Sous la lune de l’aubépine, on lavait les temples en vue des fêtes du solstice. Certaines activités ne devaient pas se passer à ce moment comme le port de nouveaux vêtements. Elle était aussi associée à une certaine austérité et à la force durable. Sous cette lune, on prend conscience des cycles de la vie. les projets, s’ils ont été bien menés, c’est aussi le moment de planifier la suite, de s’interroger sur ce qui est durable ou non. La personne née sous cette lune était capable de bien planifier les choses en distinguant l’essentiel. Il était aussi réputé protecteur, les oiseaux sont nombreux à y faire leur nid et ayant le pouvoir d’éloigner la foudre, la foudre tombant rarement sur l’aubépine. Il se pourrait effectivement bien que l’arbuste écoule l’électricité par ses épines, comme les paratonnerres.
-La légende celtique dit que Nolwenn, fille d’un prince de Cornwall est venue s’installer en Bretagne du côté de Vannes. A Bignan, elle rencontre un tyran qui la décapite, mais elle continue sa route, en tenant sa tête dans ses mains. Elle plante enfin son bâton dans la terre, qui devient une aubépine. Elle y est vénérée dans tout le Morbihan et guérissait les migaines.
-Merlin serait enfermé dans un buisson d’aubépine dans la forêt de Brocéliande, Viviane l’y ayant enchaîné de peur de le perdre. Près de la tombe de Merlin, on y trouve effectivement une belle aubépine…
-On plantait de l’aubépine aux abords des maisons car on pensait que sa proximité permettait de conserver la viande, d’empêcher le lait de tourner et de faire fuir les serpents.
Constituants
De nombreux composés sont présents dans les feuilles ou les fruits: des oligomères procyanidiques caractéristiques (catéchine, épicatéchine), des anti-oxydants comme des flavonoïdes en particulier dans les feuilles et l’écorce (quercétine, hyperoside, vitexine et rutoside) et des acides organiques triterpéniques et phénoliques, ainsi que des amines biogènes aromatiques comme la tyramine, des saponines, des traces d’huile essentielle, pigments, purines, tanins, vit C (fruits), sorbite et choline.
Propriétés
L’aubépine est utilisée depuis des siècles dans la médecine traditionnelle. Les parties utilisées de cet arbuste comprennent les fleurs, les feuilles et les fruits (appelés cenelles).
Les fleurs, feuilles et les fruits de l’aubépine sont réputés pour leurs propriétés anxiolytiques, ce qui signifie qu’ils ont la capacité de réduire l’anxiété et le stress. Ils sont également connus pour leurs effets bénéfiques sur le système cardiovasculaire, grâce à leurs flavonoïdes et la procyanidine, notamment pour traiter les problèmes cardiaques tels que l’hyperémotivité cardiaque, les palpitations liées au stress, des arythmies légères ou pour des troubles cardiaques plus graves, l’aubépine peut ainsi aider à stabiliser et à réguler le rythme du cœur. Comme mécanisme d’action principal, certains auteurs émettent l’hypothèse d’une inhibition par les flavones de l’entrée de calcium dans la cellule myocardique1. La rutine agirait sur les capillaires en en réduisant l’usure et en augmentant ainsi le passage du sang et diminuant la congestion associée à la chaleur. L’aubépine améliorerait le dépôt de lipides dans les parois capillaires et les globules rouges qui passent à travers, le sang passe ainsi plus rapidement et facilement.?La réduction du cholestérol serait due à la diminution des lipoprotéines à basse densité (LDL) et à l’augmentation de celles à haute densité (HDL), ce qui permettrait de réparer plus efficacement les surfaces capillaires blessées. Contrairement à la digitale, qui renforce directement les mouvements des muscles cardiaques, l’aubépine améliore la nutrition, l’activité, les réserves du muscle2. Le tempérament passionné ou nervo-sanguin avec une domination du mental en profitera bien. Selon la médecine de Steiner, l’aubépine aide à refouler les tendances durcissantes et refroidissantes de nos pensées qui perturbent le système cardiaque et respiratoire.
En plus de soulager les symptômes liés au stress et aux troubles cardiaques, l’aubépine a également des propriétés antispasmodiques, et peut être utile pour les personnes souffrant de spasmes ou de crampes musculaires. On l’utilise également pour soulager diarrhée et dyspepsie. Elle est en plus indiquée comme spécifique dans les troubles de l’attention.
Ce qui est intéressant avec l’aubépine, c’est qu’elle peut être utilisée sur le long terme (et devant souvent l’être, ses action étant assez lentes), quelles que soient les causes des problèmes cardiaques. Elle est considérée un peu comme une plante adaptogène, ce qui signifie qu’elle peut aider à améliorer la résilience du corps face au stress et aux diverses conditions qui peuvent affecter le cœur. Elle ne présente aucune toxicité, mais à vérifier les interférences et potentialisations lors de traitements pour maladies cardiaques et le port de pacemaker (bétabloquants, digoxine, inhibiteurs de phosphodiestérase 5, Viagra,..).
En médecine chinoise, il est le symbole du feu, plante du vide du coeur, coeur-matière et coeur Shen (coeur et système nerveux). Les fruits de la variété asiatique Crataegus pinnatifida Bunge « shan zha » sont utilisés dès l’apparition de symptômes de stagnation alimentaire, ballonnements, indigestion,.. Elles sont aussi indiquées pour soulager les accouchements ou règles douloureuses, et partiellement carbonisées, elles sont utilisées contre les diarrhées.
L’aubépine s’accommode de différentes situations et a l’aptitude à trouver sa juste place. Selon la théorie des signatures, l’aubépine a 2 couleurs, le rouge est lié au coeur et le blanc est symbole de pureté. Elle nous montre ainsi le chemin du coeur, la voie du milieu, le retour au centre. C’est une énergie d’alignement, apaisante et protectrice. Souvent trilobées, les feuilles rappellent la symbolique de la trinité, le triskel breton. Le 3 ainsi que ses couleurs invitent à sortir de la dualité et à trouver la voie du coeur.
Par ailleurs, l’aubépine entre également dans la composition de nombreux produits naturels tels que les infusions, les compléments alimentaires et les crèmes pour la peau. Sa teneur en antioxydants en fait une plante appréciée pour ses effets anti-âge et son pouvoir protecteur contre les radicaux libres.
1 De la lumière à la guérison
2 Traité d’herboristerie, Wood, cf bibliographie
Galénique
En tisane: 1cc de fleurs et feuilles séchées pour 1 tasse, plusieurs fois par jour ou 3/4 de fleurs et 1/4 de fruits secs. Jusqu’à 50 gr de fleurs dans 1 litre.
En alcoolature: l’essence Cérès d’aubépine est une essence de rythmes, elle harmonise force accumulée et déchargement impulsif. Elle nous montre que de nombreuses évolutions de la vie ne se déroulent pas de manière linéaire, il y a des entraves, des chemins de travers. Les moments de ralentissement sont nécessaires pour que de nouvelles impulsions apparaissent. Si on les évite, les congestions apparaissent. L’aubépine donne de nouvelles impulsions de vie, nous donne de la confiance et dissipe les sensations d’angoisse et de pression psychologique. Elle aide physiquement pour toute problématique cardiaque, les états d’épuisement, de stress, d’asthme et durant la ménopause. jusqu’à 30 gouttes 3x/par jour pour une teinture artisanale.
En macérât de bourgeons: c’est l’arbre de l’adaptation, qui est capable de trouver la juste place. Il aura une action sur le cardio-vasculaire et le système nerveux, calmant les angoisses cardiaques, boulimies, anxiétés, régulant le rythme cardiaque, aussi après un infarctus. Il protège lorsque l’on vit des situations difficiles et que l’on se sent inadapté en nous enveloppant d’amour.
En homéopathie: elle est utilisée également pour les problèmes cardiaques.
En élixir floral: l’aubépine semble toujours pousser à sa place, s’adaptant et s’intégrant harmonieusement dans la nature. L’élixir facilite la libération des influences extérieures et attachements émotionnels, il nous aide à développer notre individualité, notre liberté intérieure. Il soulage les stress émotionnels liés au relationnel (deuil, rupture,…), apaise et équilibre le système cardiaque. Il est aussi conseillé en cas de séparation ou de deuil, c’est un baume de douceur, à n’importe quelle période de la vie, il aidera à se recentrer et calmera le stress et angoisse.
En macérat huileux: l’huile de fleurs adoucit et soulage les peaux irritées et sèches, elle diminue les rougeurs, irritations et les démangeaisons. Celle des baies referme et tonifie les pores dilatés et équilibre l’état de la peau. Calme et favorise le repos lorsqu’elle est appliquée sur la colonne et les épaules.
En fumigation: on utilisera les fleurs séchées et le bois. Traditionnellement. on considérait que la fumigation permettait de protéger la maison et la famille.
Recettes culinaires
Les fruits ont été ramassés pour être stockés, séchés et utilisés en remplacement de la farine, qui adoucira et enrichira la qualité nutritive des plats en sauce par ex ou de toute préparation farineuse. Les fruits frais sont riches en vitamine C et plus ou moins sucrés selon l’arbre sur lequel on les cueille, mais de texture toujours assez farineuse.
– bourgeons non ouverts pour leur goût de noisette dans la
salade, à ajouter comme des câpres
– fruits séchés pour la farine, pâtisserie, barre de céréales, tisane
aux fruits
– fruits en confiture, sirop, liqueur, compote, pesto
– graines de fruits comme succédané de café
– feuilles très jeunes en salade, sur une tartine beurrée ou à
grignoter directement sur l’arbre
– sauce tomate sauvage avec des églantiers (100gr de cenelles,
400 de cynorrhodons, 3 oignons, 3 gousses dail, herbes
aromatiques, sel selon F. Couplan)
Recettes médicinales
- alcoolature fleurs et fruits - vin cordial d'aubépine - électuaire relaxant (50ml de miel, 300gtes de macérats glycérinés, 2gr de poudre de tilleul, 30gtes d'essence de citrus aurantium: 1/2cc 3x/j dans de l'eau, 1/4 pour enfants)
Bibliographie
– Notes de cours formation phyto
– Les plantes des fées, Barrau et Ely, 2014, Terra curiosa
– La cuisine sauvage, Couplan, 2018, Sang de la terre
– De la lumière à la guérison, la phytothérapie entre sciences et
-300 à 500 gr d’aubépines à faire chauffer avec un fond d’eau, réduire en purée, ce qui donne env 150 gr de purée d’aubépines -80 gr de farine -80 gr de beurre -50 gr de sucre -1cs miel -1/2 cc poudre à lever -1 pincée de sel
Marche à suivre:
-Tout mélanger dans un saladier
-Faire de petits ‘tas’ sur du papier sulfurisé à l’aide d’une cuillère à soupe
Qui ne s’est jamais amusé enfant (ou adulte!) à tirer sa langue teintée de violet? En plus du plaisir à se teindre mains et lèvres, on fait provision d’énergie et d’antioxydants (entre autres)! Petits fruits à manger sans modération donc!
La reconnaître
Deux myrtilliers se ressemblent beaucoup, et peuvent se retrouver les uns au milieu des autres, la « Vaccinium myrtillus » et la « Vaccinium uliginosum » dite des marais. Celle-ci est aussi comestible, quoique moins bonne et surtout contenant moins de vertus (elle a été utilisée pour le tannage). La myrtille pousse généralement sur des sols acides riches en silice, elle aime les forêts de résineux et de feuillus claires, les tourbières et les pâturages. C’est un sous-arbrisseau à rameaux anguleux, vert clair, avec des feuilles coriaces alternes, munies d’un très court pétiole (tige de la feuille) finement dentées. Ses feuilles rougissent en automne. Pour résumer voici leurs différences:
Myrtille
Myrtille des marais
chair violette, enveloppe brillante
chair blanche, enveloppe mate
rameaux vert clair, à angles marqués
rameaux bruns cylindriques
feuilles pointues dentelées
feuilles arrondies non dentelées
feuilles vert clair rougissant fin août
feuilles glauques (bleu-vert) mates
La myrtille ressemble également aux baies de genièvre et de camarine noire (voir photos ci-dessous), qui sont aussi comestibles, mais le goût n’est pas vraiment pareil! Pour la cueillette, visez les buissons de genévrier, il y a généralement des myrtilles en plus grand nombre et l’impératoire des Alpes, qui indique généralement un lieu plutôt humide, les baies seront ainsi possiblement plus grosses qu’en zone très sèche, ces 2 indications ne sont pas une généralité, mais c’est souvent le cas.
Outre la grande valeur de ses fruits, c’est une plante importante du point de vue écologique, car elle protège le sol des forêts de l’érosion; elle développe sous la terre tout un réseau de racines sur la partie superficielle du sol et de rejets rampants donnant naissance à d’autres plants et contribue à la formation d’humus. Ce lacis de tiges traçantes ne serait pas sans rappeler notre microcirculation sanguine pour laquelle ses fruits sont réputés (théorie des signatures). Elles sont recherchées par les oiseaux de nuit, car elles améliorent leur vision nocturne.
!! Attention, on pourrait confondre la myrtille avec des baies de chèvrefeuille ou de belladone, toxiques les 2!! La belladone est plus foncée, quasi noire et plus grande (petite cerise), entourés des 5 sépales du calice avec de grandes feuilles plutôt molles et le chèvrefeuille est au arbre, mais quand il est petit, ses feuilles ressemblent fortement à celles des myrtilliers, mais ses rameaux sont bruns et ses fruits sont plus allongés et de couleur bleuâtre.
Ingérées en très grandes quantités la myrtille des marais peut avoir un effet narcotique.
Petit portfolio:
Myrtilles au 1er plan, marais au second et airelle rouge pas encore mûre.Feuilles arrondies non denteléesFruit violet brillant/fruit violet mat Rameaux vert clair/brunsFeuilles rougissant/restant vertesMyrtille et camarine noireAttention! Chévrefeuille toxique!Les animaux aiment aussi les myrtilles!Les 2 myrtilliers et feuille d’impératoireSol acide avec présence souvent de fourmilièresFeuilles denteléesGenévrier et les 2 myrtilliers
Histoire
Dioscoride la préconisait pour « resserrer le ventre », les dysentries, mais à part cette référence, on a peu d’observations anciennes, probablement parce qu’elle ne poussait ni en Grèce ni en Italie sauf en montagne et même Hildegarde de Bingen la considérait comme nuisible, provoquant des rhumatismes (livre Phytembryothérapie cf bibliographie), cependant, dans Tout savoir…montagne, il est dit qu’elle la préconisait pour induire les règles.. C’est ainsi plutôt par la pratique populaire et l’expérience que l’on a ensuite analysé cet arbrisseau. Il faudra donc attendre les débuts 1900 pour que soient affirmées ses vertus astringentes et antidiabétiques.
Les Gaulois utilisaient le fruit comme teinture, ils s’en servaient en outre pour marquer les tuniques des esclaves. En Ecosse et en Irlande, on célébrait le « dimanche de la Myrtille », jour de la récolte du fruit et de la frivolité, les jeunes gens pouvaient ainsi laisser libre cours à la danse et à leurs amours.
Les apothicaires élisabéthains faisaient avec les baies et du miel un sirop en cas de diarrhées. Elles étaient aussi utilisées quand il fallait purger un excès de colère.
On raconte que les pilotes américains et français, lors de la seconde guerre mondiale devaient absorber de grande quantités de concentrés de fruits avant les missions nocturnes (pour échapper aux tirs ennemis) pour mieux repérer l’objectif. Mais, l’ingestion de myrtilles, tout en augmentant la vision nocturne, modifiait la perception des distances et des tables de correction devaient être utilisées! De plus les effets constipants de la myrtille nécessitaient l’usage de laxatifs après leurs missions.. Même si c’est une légende, les études ont reconnu qu’elles agissaient sur la fatigue oculaire et la vision nocturne.
Composition
Les baies contiennent en plus de min 75% d’eau, des tanins (action astringente), des acides citriques et maliques entre autres, de la pectine (assez pour juste devoir chauffer les fruits, mais pas besoin de plus pour les transformer en confiture!), des sucres divers, des pigments anthocyaniques (responsable de l’activité vasculoprotectrice, antiagrégante des plaquettes, antioxydant et favorisant la vision nocturne), des flavonoïdes, des glucosides, des vitamines B, C (15mg pour 100gr de fruits) et carotène, du potassium, calcium, du fer et du phosphore et ont une faible teneur en calories.
Les feuilles contiennent des tanins (30%), des acides phénoliques, des glucosides tels que la vacciniine, des flavonoïdes, iridoïdes, alcaloïdes quinolizidiniques, du mucilage, des résines et une légère trace d’essence et de myrtilline (insuline végétale), du chrome et du manganèse en quantité importante.
Propriétés médicinales
Ce sont en 1er lieu les baies qui sont utilisées. Les myrtilles conviennent bien pour les enfants en cas d’inflammations de la bouche, la gorge (aphte, gingivite, angine) et les diarrhées, grâce à ses tanins et son effet bactéricide. Elles sont utiles également lors de troubles circulatoires veineux (hémorroïdes, jambes lourdes,…), de troubles de la micro-circulation capillaire externe (variscosités,…), de grippe intestinale, entérites,… Elles font en outre baisser le sucre dans le sang et régénèrent le pourpre rétinien, améliorent la vision nocturne (par augmentation du nombre des bâtonnets de la rétine). Elles sont rafraichissantes, toniques et diurétiques. Le pancréas profite de la myrtille (action endocrine et antidiabétique et exocrine et antiinfectieuse). Mességué, mais aussi Fournier reprenant Winternitz indiquent qu’une décoction de baies aspirées par le nez serait excellente en cas de rhinite. En externe, elle serait bienfaisante sur de l’eczéma, et en confiture, Winternitz, cité par Fournier, explique qu’elle serait utile en enveloppement sur des dermatites qui démangent.
Elle aurait une activité antitumorale sur les cellules cancérigènes du côlon, du sein, col de l’utérus et prostate et serait aussi utile pour les personnes âgées, au niveau mémoire, troubles du comportement moteur, équilibre et coordination (Grand manuel de phytothérapie).
Les feuilles sont toniques, diurétiques, antiseptiques urinaire et digestive et aident en cas de diabète. On les utilise également dans les inflammations oculaires et la toux. En externe, on peut les utiliser contre les inflammations buccales, les maladies de la peau, ulcères, brûlures, pertes vaginales.
Attention, en cas d’ingestion à hautes doses et sur un long terme de feuilles de myrtilliers, cela pourrait provoquer une intoxication pouvant aller jusqu’à la mort. En cas de diabète, préférer ainsi les baies, sans toxicité.
Galénique
Infusion: 1 poignée de feuilles (10g) pour 1 litre ou 1cs pour 1 tasse (diabète: ajouter la même quantité de fraisier ou mûrier noir, galéga, noyer, géranium Robert)/4 poignées de fruits par litre (50 à 80gr), jusqu’à 6 tasses en cas d’infection intestinale, également pour le bétail.
Décoction en externe: 2 poignées (30 à 40g) pour 1 litre
Macérât de bourgeons glycérinés: selon posologie. C’est un protecteur, que cela soit au niveau mental, vasculaire pancréatique ou digestif, il convient bien au sujet acide, à la structure silicique fragile. Il aide à se protéger de ses propres pensées négatives.
Macérat solarisé de feuilles: en massage local et régulier sur le visage, l’huile permet de stimuler la circulation des capillaires (couperose) et de réduire les inflammations.
Jus ou fraiches (o,5 à 1kg/j), en cas de diarrhée 10ml plusieurs fois/jour ou pour un apport non négligeable en nutriments.
Poudre: diarrhée de l’enfant, 150mg par kilo de l’enfant/4 gr. toutes les 2 ou 3 heures
Femmes enceintes ou allaitantes: elle peut être employée sans risques fraîches. En l’absence de données pour les fruits secs, elle n’est pas recommandée sous cette forme en thérapeutique, mais il n’y a pas de précaution sous forme de compléments alimentaires.
En théorie, elle pourrait potentialiser les médicaments antidiabétiques.
Séchées, à la place des raisins secs ou moulues pour les mélanger à d’autres farines.
Myrlie (vin ou eau de vie de myrtilles, comme plaisir ou lors de troubles intestinaux)
La propriété colorante de ces baies la rend fort utile pour la teinture et la peinture.
Avertissement: les informations contenues dans cet article le sont à titre informatif uniquement. Elles ne peuvent se substituer à un traitement médical, je ne suis pas médecin ni thérapeute.
Bibliographie
Plantes sauvages comestibles, Lanska, 1992, Gründ
La cuisine sauvage, Couplan, 2018, Sang de la Terre
Mon herbier de santé, Mességué, 1976, ExLibris Lausanne
La phytembryothérapie, Ledoux et Guéniot, 2018, Amyris
La plante comagne, Lieutaghi, 1991
Plantes et savoirs des Alpes, Brüschweiler, 1999, Monographic
De la lumière à la guérison, la phytothérapie entre sciences et tradition, Depoërs, Ledoux et Meurin, 2008, Amyris
Les huiles de fleurs solarisées. Luu, 2013, Dangles
Tout savoir sur les plantes médicinales des montagnes, Hostettmann, 2001, Favre
Les plantes médicinales, 1993, Sélection Reader’s Digest
Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, Fournier, 2010, Omnibus
Déguster les plantes sauvages, Couplan, 2017, Sang de la Terre
Plantes sauvages comestibles, Fleischhauer, Guthmann et Spiegelberger, 2019, Ulmer
Cuisiner la nature, Calendula, 2019, Rustica éditions
Grand manuel de phytothérapie, Lorrain, 2019, Dunod
https://www.altheaprovence.com/cazin/airelle-vaccinium-myrtillus/ consultée le 27.08.23
Cours de phyto, Ecole La Mandorle, Colombier, 2018-2021
Originale, surprenante, cette recette ravira autant votre vue que vos papilles! C’est une recette typique du Trentin Haut-Adige. région du Nord de l’Italie. Je l’ai agrémentée ici de feuilles d’orties qui complètent la richesse nutritive des myrtilles.
Ingrédients pour 4 personnes:
riz à risotto 300 gr
1 oignon rouge si possible
1 litre de bouillon de légumes (ou 4dl de vin rouge ou blanc et 6dl de bouillon)
2 cs
de parmesan ou autre fromage fondant
100 gr de myrtilles sauvages
1 cs de beurre
feuilles d’orties fraîches
huile pour la casserole
Préparation:
Faire chauffer l’huile dans une casserole. Faire revenir l’oignon, ajouter le riz, nacrer en remuant. Couper 3/4 des myrtilles en deux (ou les écraser à la fourchette)
Mouiller avec la moitié du vin, faire réduire presque complètement. Ajouter le reste du vin, faire réduire complètement. Verser peu à peu le bouillon en remuant souvent, de manière à juste recouvrir le riz de liquide. Au bout d’env. 10 min, incorporer les myrtilles, laisser cuire doucement encore env. 10 min, jusqu’à ce que le riz soit crémeux et al dente. Ajouter les orties hachées.
Incorporer le beurre et le fromage, répartir dans des assiettes, éparpiller dessus les myrtilles réservées.
Du haut de ses 10 cm, la pâquerette reste discrète, mais pas pour tout le monde! Quel enfant n’a pas cueilli un jour une pâquerette? Je me souviens que j’en faisais des bracelets et des couronnes. Si la rose parle le langage des amoureux, la pâquerette est celui de l’enfance. Cette Belle connue de tous mais sous-estimée cache de nombreux trésors à découvrir. Bonne découverte!
Evolution d’une pâquerette, du bouton à son cône dénudé:
La fasciation, une malformation relativement rare des tissus de la tige:
Description
La pâquerette, de la famille des anciennes composées, les Astéracées, pousse dans les gazons, les prés et les pâturages riches ainsi qu’en bordure de chemin jusqu’à 2400m. Elle se complaît dans les jardins « contusionnés », tassés, tondus, traumatisés, ce qui signe une de ses utilités médicinales. Petite, mais robuste, elle supporte allégrement les gelées printanières et les 1ères neiges, on peut ainsi la trouver quasi toute l’année. Elle est originaire d’Europe, mais largement naturalisée en Asie et en Amérique.
C’est une petite plante sans tige (c’est un pédoncule, la tige de la fleur), avec des feuilles spatulées (en forme de spatule) et un peu dentées sur les bords et disposées en rosette à la base de la hampe florale. Les capitules floraux sont formés d’une couronne de fleurs ligulées (languettes) blanches femelles stériles, souvent rosées sur le sommet de la face inférieure et d’un coeur de fleurs jaunes tubulées (tube) bisexuées. Le fruit est en forme de graine de sésame ne dépassant pas 1mm. Il n’a pas comme de nombreuses autres astéracées d’aigrette qui est disséminée par le vent. La nuit ou quand il pleut, la pâquerette s’incline et se ferme pour se protéger et le jour elle suit le soleil.
Composants
Des saponines, des flavonoïdes (isorhamnétine, kaempférol), de l’inuline, des mucilages, des substances amères, des tanins, des acides organiques (malique, vinique, acétique et oxalique), des manthocyanes, de l’huile essentielle. Elle contient les mêmes polyines que l’arnica. Elle est riche en potassium, calcium, magnésium, vitamines A et C (même quantité que dans un citron!), 2% de protéines, glucides, carotène.
Propriétés médicinales
La pâquerette est passée à peu près inaperçue des médecins de l’Antiquité et du Moyen Age, Pline est quasi le seul à la nommer sans en dire grand-chose. C’est au 15 et 16ème siècles qu’elle s’est fait une place, utilisée contre toutes sortes de maux. Puis une ordonnance allemande de 1793 a prescrit sa destruction complète pour être passée pour abortive, conception aujourd’hui disparue. Aujourd’hui elle est peu utilisée, plutôt familialement, on ne la retrouve ainsi pas dans les grands livres de phytothérapie et elle a été rayée du Codex.
La pâquerette est un grand remède des enfants, elle mêle toujours à ses actions douceur et efficacité; pour l’acné du nourrisson, on peut en faire des lavages et lotions (ses saponines sesquiterpènes contribuent à la cicatrisation sans trace, à la formation de nouvelles cellules de la peau et au métabolisme pendant les périodes de transition hormonale). Pour les enfants atteints de dermatite atopique, les lavages de la peau permettent d’atténuer les démangeaisons (infusion de pâquerettes en compresse et en interne). Le gel de pâquerette se montre efficace en cas de problème important d’acné chez les jeunes filles (avec règles douloureuses). En compresse, elle est aussi utile sur les coups et ecchymoses, elle est ainsi considérée comme l’arnica des plaines. Au vu de sa douceur, elle est toute indiquée aussi dans les constipations enfantines. Elle était autrefois réputée comme bonne reconstituante et administrée en tisane aux enfants chétifs. Mais elle est également utile chez les adultes, en cas de claquages, entorses, contusions ou hématomes et que la blessure s’accompagne d’une sensation de froid, grâce à son action antihémorragique, antiinflammatoire et sédative, comme celle de l’arnica. Elle aurait encore des vertus anti-allergiques et antimicrobiennes1, tonique, dépurative (peau, reins, poumons et intestins) et expectorante. À l’image de son rôle écologique, elle permettrait également de réguler les déséquilibres du calcium dans le corps tels que les nodules calciques, l’arthrose, la décalcification, l’artériosclérose, etc2.
En médecine chinoise, elles sont réputées comme stimulantes du foie en remède contre la toux, les maladies de peau douloureuses (eczéma, psoriasis…), les maux de tête, l’hypertension, les étourdissements et l’insomnie, ainsi qu’en l’absence de menstruations, un ensemble de symptômes pouvant être attribués à un syndrome de blocage de l’élément Bois en Médecine Traditionnelle Chinoise.
Elle n’aurait aucune contre-indication.
Galénique
En tisane: pour une action sur le transit, 2 à 3 tasses dans la journée. En mélange contre les refroidissements ou en cure dépurative. En externe, compresses, cf propriétés.
En cataplasme: les fleurs pillées à poser sur un coup, bosse, entorse ou encore une ulcération.
En teinture-mère: c’est l’essence de l’intouchabilité, de l’intégrité et de la candeur. Elle symbolise le maintien de l’innocence enfantine et de la pureté. Elle est d’une grande aide dans les blessures psychiques et physiques occasionnées par l’emploi d’une force déchaînée, notamment en cas d’abus sexuels, pour les blessures avec un sentiment d’avoir subi un tort ou fait subi un tort à son corps comme un claquage musculaire en le forçant3. Pour désinfecter les plaies et les blessures, améliorer les ecchymoses des parties molles.
En sirop: à ajouter aux tisanes en cas de refroidissement.
En macérât huileux: l’huile est à utiliser sur les bosses et les ecchymoses, surtout sur les coups portés aux parties molles ainsi que sur le buste (action sur le long terme). L’huile est cicatrisante sur les petites blessures. On peut l’associer à l’arnica pour les chocs, le souci pour les petites blessures, le millepertuis pour la cicatrisation et le forsythia pour le buste. Idéale aussi après un accouchement.
En élixir floral: il aide à synthétiser les informations et à les intégrer dans une perspective globale, il équilibre les 2 cerveaux et s’adresse donc aux personnes qui collectent des informations diverses et variées et qui ont des difficultés à les intégrer dans un ensemble complet et cohérent. Un élixir idéal pour ceux qui doivent organiser ou planifier un projet, prendre du recul, avoir une vue d’ensemble qui ne soit pas au ras des pâquerettes.
En vin: selon Cazin4, 2 poignées de fleurs fraîches infusées dans 1 litre de vin blanc pendant 15 jours constitue un remède contre les migraines dues à un choc ou une commotion, 1 verre le matin.
Histoires et traditions
Elle devrait son nom à ses fleurs qui fleurissent à partir de Pâques ou du vieux français, pasquier, signifiant pâturage. Belle et vivace-Bellis perennis-, elle a été chantée par des poètes et représentée dans de nombreuses tapisseries du Moyen Age et de la Renaissance.
Une légende raconte que la pâquerette est née des larmes versées par Marie Madeleine quand elle ne trouva pas Jésus dans son tombeau au jour de sa résurrection. Ou selon une croyance populaire, à l’origine les pâquerettes étaient complètement blanches. Le jour de la naissance de Jésus, un petit berger qui ne possédait rien, l’offrit au fils de Marie qui le baisa du bout des lèvres. C’est depuis ce jour que le cœur de la fleur est jaune d’or et que le bord est marqué de rose à l’endroit du baiser. Une autre légende veut qu’un jour l’enfant Jésus se piqua avec une épine, et son sang coula. Pour le consoler sa mère lui cueillit une pâquerette. Une goutte de sang coula sur la corolle et c’est depuis cette époque que les pétales de cette fleur sont teintés de rose.
Les pâquerettes survivant très bien aux tontes répétées même très rases dans un gazon, où elles sont particulièrement visibles, elles ont donné lieu à l’expression « au ras des pâquerettes » signifiant « au ras du sol » et, métaphoriquement, « sans intelligence ».
En cuisine
Parties utilisées: feuilles et capitules (fleurs).
Les feuilles sont tendres et croquantes, légèrement aromatiques, les fleurs un peu poivrées. On peut les consommer crues ou cuites. C’est un bon légume cuit. Les boutons floraux peuvent être mis au vinaigre. Les jeunes feuilles sont comestibles en salade et les plus âgées cuites. Les graines peuvent également se consommer, si vous avez la patience de les cueillir. Les fleurs parsemées sur une soupe lors du service s’ouvriront, effet surprise garanti!
Dans certaines régions d’Italie, les rosettes s’ajoutent aux potages ou aux farces des foccacia.
Verser de l’eau bouillante sur les fleurs, ajouter le citron coupé en rondelles et laisser macérer 24h. Filtrer, ajouter le sucre au liquide (poids égal liquide et sucre). Porter à ébullition et laisser épaissir, remplir une petite bouteille et refermer immédiatement.
A utiliser dans une tisane en cas de refroidissement.